HISTORIQUE ET AVANCEE DU PROJET

Dans le cadre de ses recherches sur les diverses techniques en céramique, Patricia est allée à la rencontre de potières africaines et a découvert cette civilisation. Des liens forts se sont tissés à Siniéna, village de la région des cascades dans le secteur de Banfora au sud ouest du pays. Echanges entre professionnelles mais aussi, des liens d'amitiés qui se développent, renforcés par les difficultés du quotidien : pauvreté, maladies, mortalité des petits enfants. Progressivement, s'est mis en place une modeste collaboration autour de l'équipement du village, de l'école et surtout la création d'une association de femmes qui luttent contre la malnutrition des petits enfants qui fait des ravages. Cette association fonctionne depuis une dizaine d'années. Patricia a fait construire un local en dur pour mettre à l'abri les denrées alimentaires pour organiser une distribution hebdomadaire de bouille nutritive en compensation des carences alimentaires. 

 

  

construction de la cuisine de Siniéna financée par Patricia en 2013 et qui fonctionne toujours aujourd'hui

Aujourd'hui, le pays est en guerre, des populations sont déplacées, l'insécurité engendre des haines inter-communautés, les familles éclatent. Le problème est criant dans les grandes villes. Bobo Dioulasso, la seconde plus grande ville du pays, plus d'un demi million d'habitants, est durement impactée et les enfants sans attaches sont de plus en plus nombreux. Nous souhaitons aider l'association KANOUBAGA à monter une cantine où les enfants des rues trouvent de quoi se nourrir, se soigner et se protéger.

 

 

attention ! l'adresse qu'indique Soumo n'est pas exacte : à corriger en Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le projet est déjà bien avancé. Soumaila Dia (Soumo) a réuni des volontaires, décidés à s'engager, un lieu où installer l'activité et est à la recherche d'aides. L'objectif serait dans un premier temps de proposer un repas par jour pour une quinzaine d'enfants et de s'adapter au fur et à mesure à l'évolution de la situation dans ce quartier du secteur 1 de la ville. Avec Textures nous envisageons d'apporter deux types d'aide :

  • la restauration du local et son équipement pour faire fonctionner cette cuisine. Les travaux ont commencé et chaque jour nous voyons avancer le travail. Avec l'arrivée de la saison des pluies, l'urgence était la mise en place d'un toit. Sa mise en place, après dépose est bien avancée le 25 avril 2020. Les éléments mobiliers sont attendus, ainsi que le branchement au réseau pour l'eau.
  • l'achat des denrées et la couverture des frais de fonctionnement.

   

Le toit est en cours de pose au 30 avril 2020

Les murs d'origine vont être renforcés. Le nouveau toit est traité contre la corrosion et permettra la poursuite du chantier malgré l'arrivée de la saison des pluies.

 

Avec Soumo, nous travaillons sur ce projet depuis 2017. Il était fondamental d'en arriver au lancement de l'action avec une certitude de perennité et une possibilité de suivi à distance malgré la situation politique, d'où le temps que cela nous a pris avant de pouvoir présenter cette cantine au public.

Sur place, Soumo a réuni une équipe de volontaires ayant chacun des compétences spécifiques. L'association Kanoubaga va se développer et s'enrichir de membres nouveaux. Le démarrage du chantier engendre des engagements. Le projet est solide et s'appuie sur plus d'une dizaine d'années d'expériences réussies ou non. Nous avons tiré les leçons des échecs et sommes tous conscients des erreurs à éviter.

L'implantation est fondamentale : nous avons étudié la possibilité d'une location et visité de nombreuses constructions. Au final, il s'avère qu'il vaut mieux investir dans la restauration d'un lieu déjà orienté vers l'action sociale et culturelle pour la jeunesse, que nous connaissons depuis longtemps, dans le quartier ou vit Soumo, sa famille et plusieurs membres de cette association. Malgré la lourdeur des travaux de mise en conformité, ce choix reste économiquement le plus intéressant. Après quelques négociation, nous avons obtenu l'accord enthousiaste des autorités du lieu et même l'engagement du responsable au sein de Kanoubaga. 

  

Oumar Traoré, responsable du centre culturel Djeliya où va s'installer la cantine du projet adhère à l'association

Le chantier a démarré dès la mi-avril 2020, malgré l'état d'urgence en raison de l'insécurité et de la pandémie. Ici en Alsace, nous sommes en liaison quotidienne avec Soumo et son équipe par internet et téléphone, même si les communications restent difficiles (il est compliqué de recevoir du Burkina des pièces jointes, des photos ou des films en raison du débit assez faible, d'où le côté bricolé de la documentation visuelle que nous présentons). Mais contrairement à beaucoup de projets de ce type, ici on peut voir que la réalisation n'est pas fictive et les envois d'argent sont immédiatement suivi d'effets.››

Début des travaux :

Il fallait commencer par le toit, la saison des pluies arrive, le chantier doit être protégé. Mi avril, le toit est démonté.

 

 

une structures métallique va remplacer l'ancienne charpente en bois. Toutes les parties sont traitées pour ne pas rouiller et les murs seront restaurés pour supporter ce toit qui par la nature des matériaux, sera plus léger et plus solide que celui d'origine. 

 

 

La jonction avec les murs est renforcée au ciment. Le pourtour est fermé et équipé d'une porte en métal. 

 

 

 

Le sol en terre battue ne correspondait plus à l'usage. Il sera couvert d'une dalle avec des carreaux de céramique. 

 

 

Le hangar Baba retrouve sa fonctionnalité. Il ne reste plus qu'à y installer une arrivée d'eau, un système de production d'électricité, les tables et chaises et les ustensiles de cuisine pour accueillir les premiers commençaux. 

 

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