Aider le projet

Octobre 2022

Pour la reprise des cours, les 14 enfants scolarisés ont reçu les affaires de classe.
C’était attendu et surtout préparé par des séances de révision et de rattrapage.
Il a fallu payer les frais d’inscription et également compenser les prix qui augmentent à la fois en raison de l’état de guerre qui paralyse le pays mais aussi l’inflation que les pays riches partagent plus facilement que les richesses.

 

Fréquentation
Après les perturbations entraînées par le coup d’état 14 enfants ont rejoint les écoles : 11 en primaire et 3 en secondaire. Dès le début du mois, des cours d’appui ont été mis en place. L’anglais, les math et le français doivent être renforcés, les lacunes sont importantes.  Une réunion a rassemblé les enfants, quelques tuteurs et les professeurs, pour faire le point et pour insister sur l’importance de la présence aux cours d’appui après l’école.
Certains enfants doivent aider les tuteurs et sont ainsi soustraits au suivi scolaire. La réunion semble avoir porté ses fruits, tous les enfants scolarisés étant présents tous les soirs pour le suivi.

En tout 28 enfants fréquentent la cantine tous les jours, les plus petits étant pris en charge dès le matin par l'équipe qui prépare le repas. Ils sont impliqués dans la préparation et s'intègrent au quartier qui maintenant ne les rejette plus.

Une réunion avec une association de santé a sensibilisé en particuler les filles sur les risques de grossesse, de maladies sexuellement transmissibles et a proposé un cours sur la sexualité et les précautions à prendre. De nombreuses personnes du quartier sont venues et ont participé à cette rencontre.
 

 

Très régulièrement, nous envoyons des colis avec des habits, des livres, du sanitaire, et des chaussures. C’est Textures qui prend en charge l’envoi sous forme de colissimo. C’est onéreux mais depuis les années que nous pratiquons ces envois, les colis sont toujours arrivés. Il y a eu des tentatives pour acheter des vêtements sur place mais la qualité est très mauvaise et les prix élevés. La réception est une fête. Les contenus sont distribués et reçus comme de véritables cadeaux. Cette fois, nous avons aussi envoyé des chaussures, des brosses à dent et des livres d’enfants.
Les vêtements sont roulés pour prendre le moins de place. Le déballage et les essayages sont ludiques.

                   

Les ressources

 

Deux enfants sont à présent parrainés par une dame de la capitale. Le projet Kanoubaga commence à être connu dans le pays et des aides très ponctuelles surviennent parfois, au travers de l’association La caravane de la charité ou d’autres. Nous avons eu la surprise également de recevoir un don de la banque où est domicilié le compte de Textures (CCM du Ried Muttersholtz). Nous allons devoir prospecter à nouveau pour consolider les dons réguliers. Certains versements mensuels se sont interrompus, souvent à l’insu du donateur qui avait limité le prélèvement à une année. Nous allons reprendre contact pour maintenir une ressource stable. L’augmentation des coûts a pour conséquence une utilisation des dons en flux tendu et nous ne sommes plus en capacité de prendre en charge des dépenses non prévues ou prévenir un coup dur.
Avec l’équipe d’encadrement, tous les enfants scolarisés saluent ici les donateurs qui font vivre Kanoubaga. Nous rappelons que les dons sont entièrement consacrés au fonctionnement de la cantine qui fournit à chaque enfant un repas par jour, sans autres frais (communication, banque, rémunération au local) et que nous contrôlons chaque jour la gestion des achats, la distribution des repas et l’organisation générale du projet. Ainsi nous recevons chaque jour la photo de la page de l’agenda comptable, avec le solde, les dépenses et le nouveau solde.


   


Nous disposons aussi des factures pour les dépenses qui le permettent, en particulier pour les denrées sèches que Soumo, le président de Kanoubaga achète chez le grossiste. Nous avons constaté que le coût des aliments était sensiblement le même qu’en France alors que le salaire annuel moyen (il y a très peu de salariés…) est de 404€ !

La cantine offre à ces quelques enfants la possibilité d’aller à l’école au lieu de mendier et de devoir se livrer à de menus travaux (parfois très durs), d’avoir un abri, d’être protégés, éduqués et suivis.
Même si la situation en Europe est incertaine, anxiogène, nous sommes très loin de ce que vivent ces enfants qui pour la plupart ont perdu leurs parents, leur habitat et ont rejoint cette très grande ville où les ressources semblent moins difficiles à trouver que dans la savane arborée ou le semi désert. Ils savent tous ce qu’ils vous doivent et vous remercient par leur engagement. Ils font tout pour ne pas décevoir ceux qui les aident.

 

Les photos présentes sur ce documents sont prises par Pauline Babo, secrétaire et Soumaila Dia (dit Soumo) président de Kanoubaga. Elles font partie des documents qui sont envoyés quotidiennement à Textures, ce qui nous permet un suivi très précis de l’activité et nous donne la possibilité d’agir immédiatement dès qu’un problème se pose.

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